Bénin: La cité historique de Ouidah.

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La porte de non retour dédié à l’esclavage / Photo: Annette Bimbou Dronia (Akume eV)

La ville de Ouidah est en fête en ce mois de janvier, les Vaudounon parés de leurs plus beaux habits de cérémonies se préparent à célébrer les différentes divinités traditionnelles, la fête national du Vaudou est une occasion où tous les filles et fils du Bénin, d’Afrique et de la diaspora se retrouvent et rendent hommage aux différentes dieux. Bienvenue à
la cité historique de Ouidah, Ville Touristique et capitale Africaine du vaudou .

> Par Videha Kodjo sename (Fo-mê) / Photos Credits : Art Amanga, Annette Bimbou Dronia, Nina Guiton , Fo-mê

Ouidah reste très attaché à ses valeurs traditionnelles ancestrales , aux pratiques des rites vaudou qui font l’identité de ce peuple. Le temple du piton est l’un des lieux consacrés à la divinité «Dan» (piton en fon). Selon certains lingustes spécialistes de l’histoire du Bénin , Danhomey (Ndrl: ancien nom donné à la république du Bénin signifie – la maison du piton en fon – ) à des origines ésotériques. Il y a aussi des évènements comme le festival de Vodou qui se déroulent chaque année à Ouidah, véritable carrefour de rencontre des fils Africain et de la diaspora. Au cours de cette manifestation les Africains Américains des USA, du Brésil des Antilles et d’Haitie viennent en quête de leurs origines , de leurs histoires, font des sacrifices aux ancêtres, consultent les oracles… la marche des repentis qui a pour point de chute au monument, la porte du non retour, est souvent chargé d’émotions.

Zomati ( Ndrl:La lumière ne s’éteindra jamais en langue éwé) , situé sur la route de la porte du non retour, est un endroit qu’il faut visiter car ses murs sont bien recouvert de représentations retraçant l’histoire de l’esclavage ; de la collecte jusqu’à l’embarcation des noirs dans les bateaux négriers puis l’évolution des faits une fois en Amérique.

L'arbre Caïma à l’intérieur de Zomati /Photo Fo-Mê
L‘arbre Caïma à l’intérieur de Zomati / Photo Fo-Mê

L’histoire retient que dans la lutte pour la cessation de ce crime contre l’humanité des noms ont émergent comme Walter Rodney , Tovalou Quenu, Victor Schoelcher , Frederick Douglas entres autres, mais ce qui fait de Zomati un lieu vivant de mémoire est l’arbre Caïma , toujours là , majestueusement dressé au milieu de la court avec son tronc immense en épines, et ses branches font ombrage à quasiment toute la court de Zomati; ce même arbre avait été le symbôle ésotérique du soulèvement des esclaves en Haitie de Toussain Louverture. L’histoire raconte que Dutty Boukman (le prêtre de la nouvelle religion vaudou) y organisa une cérémonie voudou pour un grand nombre d’esclaves la nuit du 14 août 1791. Un cochon noir créole fut sacrifié et les assistants burent son sang afin de devenir invulnérables.

Le temple du python accueille les visiteurs de tout horizon/  Photo Nina Guiton

Le temple du python accueil les visiteurs de tous horizons/ Photo Crédit: Nina Guiton

On est frapper par un autre aspect lorsqu’on vient à Ouidah, l’air est pure   et environnement n’est pas dégradée, on assista pas à outrance au concert de klaxons de taxi et de Zémidjan (Ndrl: Taxi moto en langue fon, langue majoritairement parlée au Bénin) ni à la pollution acoustique que serve les bars et les vendeurs de disques ou cassettes de musiques dans les boutiques.On dirait que la population est suffisamment éduquée sur les danger de la dégradation de l’environnement «Nous avions tout fait pour maintenir un environnement verdoyante et réussit à instaurer par la même occasion un certain équilibre dans l’écosystème à Ouidah . C’est une question de volonté» nous explique le professeur Honnorat Aguessi.
La volonté de l’Etat béninois en octroyant à la famille Jah un terrain protégé au cœur de la forêt protégée de Ouidah pour ses activités d’éducation d’agroécologie et de tourisme alternatif, ces activités ont joués également dans l’éducation de la population de Ouidah. Chaque année durant le mois de février la famille Jah y organise chaque année le festival de musique Reggae Africa Unity Camp.

Un autre évènement fait de Ouidah une attraction culturel sur la côte ouest Africain, le festival de film Quintescence qui se déroule chaque année au cours du mois de janvier. Un rendez vous pour tous les réalisateurs de films Africain qui mettent en compétition leurs réalisations cinématographiques. C’est aussi une aubaine pour le publique qui vient non seulement découvrir les films souvent projetés en plein air mais également participer aux divers ateliers de formation sur le 7ième art.

Une délégation d'Afro-Brésiliens au festival du Vaudou à Ouidah / Photo Ras Sankara
Une délégation d’Afro-Brésiliens au festival du Vaudou à Ouidah / Photo: Ras Sankara

Liens utiles:
Festival de film de Ouidah Quintescence: http://www.festival-ouidah.org/
Institut IDEE : http://www.idee-benin.com/adresse.htm

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