Société/ La ‘fashion’ du Percing et du Tatoue en vogue chez les jeunes de Lomé.

Ils sont de plus en plus nombreux à vouloir se faire tatouer le corps ou se faire trouer les oreilles, le nombril, la langue ou même les parties les plus intimes de leurs anatomies. Rencontre Avec Ahli Logossou alias Paolo, l’un des meilleurs tatoueurs qui fait également des prestations multiformes en matière de soin corporel, mais également un artiste plasticien, par qui nous plongeons dans cette déferlante vague à la mode…
Par f0-Mê Videha et Dégbé Barth

Afrique.fr : D’abord merci d’avoir accueilli l’équipe d’Afrique.fr dans votre salon de beauté. Vous êtes reconnu comme l’un des spécialistes du Percing et du Tatoue à Lomé. Quel regard portez-vous à ce phénomène qui attire de plus en plus les jeunes ?
Merci à vous aussi et de l’opportunité que vous m’offrez. Je suis flatté du fait que vous me classer parmi les meilleurs, mais laisser moi vous préciser que je me suis spécialisé en tatouage simple avec un produit complètement inoffensif à la peau ,le « Fancho » (voir la photo), qui reste deux semaines sur la peau une fois séché et lavé; donc ce n’est pas du tout du tatouage à vie ; je suis également coiffeur et je fais également dans la manucure, le pédicure et la pose des faux cils , ongles, du percing des l’oreilles. Revenant à votre question, je penses que le tatoue et le Percing constituent des phénomènes de mode qui sont en vogue, du fait que les jeunes veulent se démarquer autrement dans la société, créer leurs propres personnalité, échapper de leur quotidien de plus en plus stressant… Je ne pense pas que c’est une chose aussi mauvaise en sois si on n’en abuse pas…

Afrique.fr : Quelle catégorie de personnes, fréquente votre salon ?
Des jeunes majoritairement, mais également des gens de la haute société et d’âge assez avancé qui veulent casser un peu la routine de leur vie. Il faut dire que parmi ma clientèle c’est les femmes qui sont plus fréquentes…


Afrique.fr : Comment le choix des dessins ce fait il ?

Nous avons un catalogue dans lequel il y a divers dessins (voir photo), on laisse la latitude au client de faire le choix du dessin qui le branche le plus. Généralement les figures en vogue sont : les petits cœurs, les fleures, les étoiles, les écritures chinoises, entre autre pour les filles ; le lion, le dragon, le scorpion, le tigre, l’aigle, qui sont des figures plus viriles que préfèrent les hommes. Mais il y a également des commandes d’écritures. Par exemple certaines filles aiment faire tatouer les prénoms de leurs amoureux etc…
Afrique.fr : C’est un business qui marche bien non ?
J’entretiens confortablement ma famille et j’arrive à faire des économies, oui ça marche pas mal comme business. J’avais débuté en coiffant les gens à la maison où je prenais 25 à 100F par client, mais cette période est loin, et je me suis spécialisé aujourd’hui dans plusieurs domaines (comme je vous l’avais signalé plus tôt). Les jeunes n’ont pas le goût du sacrifice aujourd’hui et c’est dommage, car dans les moments difficiles, on apprend pleines de choses. C’est pour cette raison que j’inculque de temps en temps les valeurs du sacrifice à mes apprentis.

Afrique.fr : Aujourd’hui des voix s’élèvent dans le corps médical, surtout chez les spécialistes de la peau contre le manque de soin des matériels utilisés, car souvent à la base de certaines maladies de peau. Qu’est ce que vous en penser vous ?
C’est une question pertinente, et c’est dommage que les gens font des improvisations en fabriquant par eux-mêmes les outils surtout pour le tatouage et le Percing. Le danger subsiste si on ne change pas les aiguilles pour le tatouage à vie et si on ne connait pas là ou passe les fibres nerveuses pour le Percing. Moi je connais l’utilisation de ces machines, seulement je ne veux pas risquer la vie de mes clients a en fabriquant un par moi-même. J’attends une machine qui j’ai commandé en France, avant de me lancer aussi dans ça…
Afrique.fr : Vous êtes aussi artiste plasticien et vous exposez souvent vos tableaux dans votre salon. C’est une manière pour vous de vous affranchir des galeries afin de mieux gérer votre business ?
C’est une manière de me sentir d’abord proche de mes autres activités à savoir, la coiffure et les autres prestations, et je ne suis pas obligé de payer les galeries ; mais c’est un handicap je l’avoue, car ça réduit mes chances de visibilités. En ce qui me concerne j’exploite à fond l’espace de mon salon puisque j’ai la chance d’accueillir ici des gens de divers horizons.
Afrique.fr : Si on vous demande de choisir un métier parmi vos diverses compétences, lequel vous allez choisir ?
C’est compliqué à vous répondre ça (rires), c’est comme demander à un père de choir entre ses fils, reconnaissez que ce n’est pas évident. Je pense que mes atouts d’artiste plasticien m’aident énormément dans la réalisation des sublimes dessins en tatoue, ce qui plais énormément à ma clientèle ; c’est vous dire que ses divers atouts (ou dons appelé ça comme vous voulez) se complètent.
Afrique.fr : Aujourd’hui vous avez l’opportunité de communiquer à travers internet via le site afrique.fr, quel message avez-vous pour les internautes qui vous lirons?

Puisque l’occasion fait le larron, je lance un appel à tous ceux qui ont des idées, des techniques ou des bailleurs de toutes sortes qui veulent m’aider à booster les activités que s’exercent ; pour ceux également qui veulent commander des toiles spéciales, ou sollicité de mes  services, je suis disponible à toutes propositions.
Je remercie également afrique.fr pour s’être intéressé à moi et nous lui souhaitons par la même occasion longue vie.

Contact Paolo : (00228) 226 18 09 et sur facebook.

2 Commentaires

  1. Merci pour la publication…
    Bon vent à afrique.fr

  2. C est cool paolo maa

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