Togo: Ap’Nondas, un parolier qui mélange aisément Théâtre et Danse.

Passer de la Danse/Théâtre au slam, un trait d’union qui a été possible, non pas avec orgueil ou prétention mais avec un besoin sans cesse de sonder ses limites artistiques.

Apnondas apparait de loin comme un parolier ayant une forte présence scénique, un orfèvre des mots qui à accepté recevoir, l’équipe d’afrique.fr dans sa modeste maison située dans la Cité-K (quartier Kodjoviakopé), juste en face des barbelés limitant le territoire Togolais de celui du Ghana …

Par Fo-mê Videha

Afrique.fr : Qui est Ap’nondas ?

Ap’nondas : D’abord Ap’nondas est un jeu de mots issus de mon nom à l’état civil EPAMINONDAS Kodjo Apéto. Je suis né le 15 Novembre 1982 à Libreville au Gabon et de nationalité togolaise. Je suis artiste comédien et danseur à la base avant de me lancé dans le Slam.

Afrique.fr : De la Danse, du théâtre et du Slam, ce n’est pas difficile pour vous de jumeler toutes ces disciplines ?

Ap’nondas : J’ai connu le Théâtre très tôt. D’abord j’étais danseur au Collège, par après je suis arrivée au Théâtre par un prof de français du nom d’Hubert AROUNA (actuellement metteur en scène de la troupe Nationale du Théâtre du Togo), qui a vu des talents en moi en me confiant des rôles dans ses présentations où j’ai commencé par déclamer des textes de Baudelaire, de Senghor et autres, par là j’ai commencé par expérimenter le pouvoir de la déclamation pour captiver le publique. Un travail sur les intensions de voix. Déjà avec la compagnie « Brin de chocolat » où je fais de la danse contemporaine et du Théâtre, j’expérimentais toutes ces qualités. Le Slam n’a pas été difficile pour moi puisque je me suis déjà forgé dans l’art de la déclamation et plus tard avec le Slammeur Kass le Dur je me suis facilement intégré dans le collectif des Slameurs SITOU.

Afrique.fr : Comment le Slam est il perçu au Togo ?

Ap’nondas : Déjà 5 ans que le Slam est apparut, il suscite un réel engouement avec des scènes micros ouverts au CCF de Lomé, les soirées qu’organisent le Centre Culturel Denyigban, les mini festivals « ACTIVISM » d’Asrafo Records… Au fil du temps il était apparu qu’il faudrait unir les artistes Slameurs autour d’un mouvement fédérateur. C’est ce que nous avions essayé de faire avec le Collectif Sitou. Maintenant ; comme dans toute structure de cet ambition les problèmes de Leadership ne manque pas, il revient aux artistes de surmonter leur divergence pour insuffler un nouvel élan à leur art.

Afrique.fr :Est-il facile de monter des spectacles slam à Lomé ?

Ap’Nondas :D’abord il n’est pas facile de monter un spectacle et ça tout les metteurs en scène le savent (rires…), Non plus sérieusement ici la grande difficulté c’est qu’il n y a pas souvent de techniciens : Metteur en scène, technicien vocaliste, ingénieur son, éclairage,  bref une bonne équipe avec un directeur artistique capable de monter un bon spectacle Slam. Souvent ce qui se passe est que les artistes son obligé de se substituer à tous ces gens, de se démerder pour monter les spectacles, et miraculeusement on s’en sort toujours mais je vous dis d’emblé que ce n’est pas bien il faut des gens qu’il faut à la place qu’il faut.

Afrique.fr : Vivez-vous de votre art ?

Ap’Nondas : J’avais eu quelques cachets dans certains projets sur certains festivals comme FESTHEF (FEStival du Théâtre et de la Fraternité), quelques représentations avec « Brin de Chocolat » et le CCF de Lomé mais c’est vraiment insignifiant pour prétendre vivre de mon art en temps que tel et généralement il faut se bouger le cul, faire des jobs à gauche et à droite pour joindre les deux bouts. Je pense que la solution c’est de faire soit même des projets, organiser des initiatives privés et d’y impliquer les jeunes afin que les sponsors mettent la main à la pâte pour pousser le truc. C’est dans cet esprit qu’on s’est joint à Asrafo Records qui organise souvent les minis festivals « ACTIVISM » et actuellement nous enregistrons une compilation qui s’appelle Rock The Mic Vol2 qui est prévu sortir d’ici décembre 2010…

Afrique.fr : Quels sont vos projets à court et à long terme ?

Ap’Nondas : D’abord à court terme il y a la compile Rock The Mic au quelle j’ai fait allusion tout à l’heure, et un spectacle de Slam qui se prépare et qui est porté par une structure ici qui s’appelle JAV Entertainment, un autre spectacle avec ma compagnie de Danse « Brin de Chocolat » se déroulera le 20 Octobre à L’Institut Goethe, plus loin je prévois faire un atelier de Slam dans les écoles ; sortir mon premier album Slam. Le titre et les contenus vont se précisé de fil en aiguille. So wait and see (rires…).

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2 Commentaires

  1. serieusement respect.. A LA VIE A LA MORT…

  2. ouè va zi Ap’Nondas je t’encourage a porté haut la culture de notre tres Cher Afrique. Un continent de beauté avec tout ses richesses ,de song, danses et bien d’autre chose qui les attire vers ce continent bénis . A travers tes paroles exprime tous ce que ta c’est une vocation pour toi comme le dis mon Idol Richer Kététi: »pour moi,la musique est comme tombé en transes ».

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