FAC Alliance signe son retour avec Gorko Sousssai

Longtemps resté l’un des meilleurs groupes de rap guinéen, FAC Alliance a pu fièrement représenter la Guinée dans les différentes manifestations culturelles de la sous région et un peu partout dans le monde. Afrique.fr reçoit pour vous Nondy K et Pap G afin de parler de leur tout dernier dernière création musicale.

- Pour le plaisir des internautes, parlez nous du groupe FAC Alliance et de ses débuts dans la musique.

  • Nondy K : FAC Alliance, c’est l’alliance des différentes facultés de l’université Gamal Abdel Nasser dans un bloc rapologique. Au départ c’était Nondy K et Pap G membres fondateurs en 93. Je précise d’abord que nous étions aussi membres fondateurs du célèbre mouvement rapologique qui a fait parler de lui à Kindia dans le temps en 90. Juste une année après la création de FAC, nous avons eu une fille qui a adhérer le groupe, elle s’appelle Miss Hot (Saran Fadiga) mais pour des raisons familiale, elle n’a pu faire qu’un an avec nous. Et en 96, nous avons fait la rencontre de Master X chez Doura Barry. Mais bien avant cela nous, on avait déjà fait parler de nous sur le terrain surtout avec le prix Unicef sur la scolarisation de la jeune fille en 95. Nous avons deux albums et une compilation sur le marché et surtout que le deuxième album Kakilambé a été produit Sedony Production Mali, ce qui nous valu une promotion internationale.
  • - Quel est le motif du silence qui a existé entre l’album Kakilambé et celui-ci ?

  • Pap G : comme Nondy là dit, l’université c’est la source, et FAC a une stratégie : c’est-à-dire que nous avons fait des albums qui ont cartonnés, et celui qui doit venir, doit être un bon concourant. En bref, ce long silence c’est parce que nous voulions reculés pour mieux sauté, pour vraiment présenter un album digne de ce nom et à dimension internationale.
  • - Vous avez pleinement représenté la Guinée dans la sous région, qu’avez-vous tiré de ce privilège ?

  • Nondy K : au Mali nous avons été nominé meilleur groupe de rap espoir africain en 2004, en 2005 aussi : meilleur groupe de rap en compagnie de Didier Awadi et Yélen du Burkina. La même année nous avons eu le prix au Kundé d’Or du Burkina Faso. Nous avons bénéficié d’un soutien de Sédony Production, ce qui nous a permis de nous faire connaître sur l’échiquier international. FAC Alliance a partagé des scènes avec des grands artistes du monde de la musique. Alors je pense qu’on a atteint une certaine dimension tout simplement du au travail fait par FAC Alliance car nous on ne joue pas avec la musique : on travaille, on travaille la musicalité avant d’attaquer la musique proprement dite.
  • - Quelle tonalité comportera l’album Gorko Sousai ?

  • Pap G : je signale d’abord que l’album comporte 12 titres dont une bonne partie a été faite ici et une autre en France. Un album fait par Nondy K et Pap G, alors si hier FAC était à trois, aujourd’hui on est toujours trois, seulement cet album est un projet à deux bien que FAC reste et demeure trois personnes. Gorko Soussai, comme son nom l’indique, c’est une manière d’encourager l’homme à affronter les obstacles et les barrières de la vie. Il parle de presque toutes les terres de la société, de l’amour en parlant de matérialisme que nos soeurs aujourd’hui essaye de mettre en avant à la place de l’amour.
  • - En tant qu’ancien, que pensez-vous de cette nouvelle génération du hip hop ?

  • Pap G : les jeunes doivent encore travaillés, malgré que j’écoute des albums pas mal du tout mal, qui sont bien. Mais il faut travailler et être soi-même, il ne faut pas copier les américains ou les français car l’inspiration est juste là à coté de nous. Les gars doivent aller à l’école car il faut savoir lire et écrire pour faire des textes consistants. Je constate encore que le hip hop est en train de sortir par la petite fenêtre par rapport au reggae qui gagne du terrain, d’où l’expression « les rappeurs doivent bosser ».
  • - Quel est votre regard face à la culture guinéenne en générale ?

  • Nondy K : la culture guinéenne en générale dort encore, du à la politique culturelle mise en place par l’Etat. On constate que l’Etat se concentre à la politique et sur d’autres aspects sociaux en essayant d’affaiblir la culture. Cette culture qui était très vivantes lors de la première république et sur laquelle beaucoup de pays ont pris exemple pour pouvoir bien se positionner aujourd’hui. Imaginez lors des grandes rencontres culturelles mondiale, il est extrêmement difficile de rencontrer un artiste guinéen. L’Etat doit savoir que c’est aussi cette culture qui attire les investisseurs.
  • - Avez-vous un message à l’endroit de vos fans ?

  • FAC Alliance vit dans l’esprit 3, mais seulement cet album est un projet à 2. Nous appelons tout le monde à soutenir la culture guinéenne afin qu’elle puisse se réveillez de son long sommeil. Toujours pour prouver que FAC est toujours à 3, rendez vous le jour de la dédicace le 6 décembre 2009 au Palais du Peuple.
  • Pour plus d’info, rendez vous sur :
    www.myspace.com/kakilambe

    écrit par Amadou Barry
    Tél. : (+224) 64.75.33.58
    Email : baryamad@yahoo.fr

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