Entretien avec Duuda Inch Allah ‘’ Nous utilisons les mots pour soigner les maux de la société’’.

Le groupe Duuda Inch Allah est aujourd’hui bien connu dans le milieu du rap guinéen. Depuis son premier opus ‘’Qui ne dit consent !’’ jusqu’à sa compil ‘’Ghetto söri’’ et avant son très prochain album, Duuda fait du chemin. Nous avons donc rencontrés pour vous Clax et Di Singué pour mieux évoquer leur vie.

présentez-nous votre groupe
Clax : Duuda Inch Allah signifie ‘’ensemble dans le même ensemble si Dieu le veut’’. Il est composé de trois membres dont : Clax, Di Singué (woula thug) et Sidir le Moudjahidine.

Et vos débuts dans la musique

Di Singué : notre début est une symbiose de rencontre entre Clax et Di Singué en novembre 2002. Bien avant cela, j’évoluais avec le groupe FX Crew et Clax lui évoluait en solo. C’est un groupe nommé Siz Def qui a occasionné ma rencontre avec Clax. C’est au déclin de FX Crew que j’ai essayé de proposer à Clax la création d’un groupe qui devait rester sur le terrain même si c’est en dehors de la musique. Par la grâce de Dieu nous avons fini par créer Duuda Inch Allah.

Après un premier single qui s’appelle président et une participation dans Beny compilation volume1 et 2, il y a eu le single dénommé A khouri khönê qui nous a propulsé. Par la suite, nous avons fait appel à Sidir pour donner plus de couleurs à nos différents morceaux.

Parlez-nous à présent de l’album ‘’Qui ne dit rien consent’’ et ce que vous avez pu tirer de cette première expérience.

Clax : vous savez il fut un moment où rien n’allait et jusqu’à présent rien ne va. La jeunesse abandonnée à elle-même et sur le plan politique rien. Alors en tant qu’artistes porteurs de messages, nous nous sommes décidés de faire un album qui dénonce tous les maux dont souffre le pays. Pour ce qui est d’une quelconque expérience, nous avons eu des relations exceptionnelles qui nous ont permis de connaître beaucoup de choses dans la musique.

Qu’est-ce qui explique votre originalité et votre force ?

Di Singué : notre originalité est liée à la dénonciation des maux de la société. C’est-à-dire nous avons une vocation revendicative. Nous faisons des lyrics bien rimés et très bien compris. Nous essayons de faire une particularité dans nos programmations…

Quelle lecture faites-vous actuelle du rap guinéen ?

Clax : il y a des flows, des bons lyrics et de bits. Mais le problème aujourd’hui est une question d’ouverture car tout est lié à l’ouverture culturelle du pays. La musique, il faut l’exporter, cela est impossible quand il n’ y a pas d’aide, de subvention de la part de ceux qui sont censés le faire. Nos journalistes qui sont censés nous accompagner à l’extérieur pour notre promo eux aussi préfèrent faire la promotion de la musique étrangère dans notre pays. Voila des facteurs qui font que le rap guinéen ne bouge pas contrairement aux autres pays voisins. A côté, il faut reconnaître que d’autres journalistes comme : Joe Soumah, Oumar Soul Kaba, Macky s’investissent à fond pour cette musique.

A présent parlez-nous de cette compil ‘’ghetto söri’’ qui se signale à l’horizon

Di Singué : ‘’ghetto söri’’ est une armée d’artistes dont les composants ont préféré utiliser les mots comme arme, c’est le contraire d’une armée qui prend des armes pour tirer sur son peuple. Cette compil regroupe pleins d’artistes talentueux, nous avons misés sur la capacité artistique. Nous avons réussi à faire un bon album et sommes sur la réalisation du clip et dès après nous allons faire une conférence de presse. Nous voulons en quelque sorte faire révolutionner la sortie d’albums en Guinée. Il ne s’agit pas seulement d’organiser un concert pour la dédicace, maintenant nous voulons faire du battage médiatique avant la sortie.

A quand votre prochaine sortie ?

Clax : c’est pour bientôt. Alors à tous ceux qui nous attendent, qu’ils s’apprêtent, il y a un album très fort qui vient avec pleines de surprises. Notre premier travail nous a beaucoup appris et donné des leçons. Je pense que le deuxième ira encore très loin et ça fera comme Dangerous de Michael Jackson. Pour le moment nous sommes à la phase de rédaction du travail, le titre lui est déjà fait. Pour cela nous avons créés un répertoire de titres, concepts…c’est à travers tous ces ingrédients que nous nommons l’album, c’est comme pour un roman.

entretien réalisé par Amadou Barry
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baryamad@yahoo.fr

1 commentaire

  1. J’ai confiance à ce groupe,les.gars là sont differents des autres ils sont inspirés talentueux et intellectuls.ils doivent etre presents sur la scène internationale,c’est l’un des veritables images du hip hop guineen.

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