Banlieuz’Art s’impose avec un reggae urbain et classique

Avant même la sortie de leur premier album sur le marché du disque guinéen, le groupe Banlieuz’Art se fait remarquer sur la scène musicale guinéenne. A travers leur savoir faire, le public guinéen semble être pret à recevoir ce jeune groupe qui ne manquera pas de franchir nos frontières afin d’y représenter dignement le « bercail ». Votre site Afrique.Fr est donc fiert de recevoir pour votre plaisir Marcus Garvey et Soul Dag’One managés par Abdoul M’baye et encadrés par la structure Meurs libre prod’ (le label des musiques urbaines).

- Pour plaisir des internautes, parlez nous du groupe Banlieuz’Art ?

  • Marcus : Banlieuz’Art est un petit groupe composé de deux personnes c’est-à-dire de moi Marcus Garvey et Soul Dag’One. Il a été créé en 2004 : Soul était au Sénégal et moi j’étais là (en Guinée) et donc chacun faisait sa musique de son coté puis il a entendu parler de moi là-bas, de même que moi aussi. Alors un soir, il est arrivé, on s’est vu, on a sympathisé et depuis on est ensemble malgré les coups durs de la vie. Je précise que ça n’a pas été facile mais par la grâce de Dieu notre union commence à porter fruit. A présent nous évoluons avec la maison de production « Meurs Libre Prod’ » qui nous sponsorise et nous finance quand on doit aller au studio ou en concert. On est bien supervisé !
  • - Pourquoi avoir choisi le reggae par rapport aux autres styles de musiques ?

  • Marcus : Bob Marley a frappé le monde entier. Ca c’est clair. Depuis on a écouté beaucoup de reggae et cette musique nous a beaucoup inspiré : on s’est retrouvé dans le reggae.
  • - Selon vous, qu’est-ce qui explique votre succès bien avant la sortie de votre album ?

  • Marcus : C’est d’abord parce que moi et Soul Dag’one on s’entend très bien et on respecte ce qu’on l’on fait sans oublier que l’on se respecte mutuellement. Il faut reconnaître qu’il n’a pas été facile de nous imposer. C’est le résultat d’un lourd travail qui a été effectué par MLP : parce qu’il faut faire des spots, faut parler de nous à la radio, faut qu’on ai des concerts. Il faut vraiment qu’on soit présent à tous les événements pour faire parler de nous. C’est ce qu’on a fait. On constate que le public est près à nous recevoir. C’est la raison pour laquelle nous sommes en train de faire les dernières retouches afin de pouvoir leur donné cet album qui est longtemps resté dans les coulisses. Ce qui est clair, c’est que nous sommes fin prêt après deux ans de travail : nous sommes maintenant sur la finalisation.
  • - Quelle est votre source d’inspiration ou qu’est ce qui fait votre force ?

  • Marcus : On est inspiré par la nature, par tout ce qu’on voit, par ce que l’on endure et ce que les autres autour de nous endure et qu’ils nous racontent. En bref, on est inspiré par le monde en général. Notre force c’est en quelque sorte ce que l’on dit et ce que l’on fait.
  • - Quels sont vos sentiments par rapport au prix du meilleur espoir de l’année que vous avez décroché à la cassette d’or 2009 ?

  • Soul Dag’One : Mes sentiments par rapport au prix du meilleur espoir de l’année se résument en des sentiments de satisfaction et de conscience. Ce prix nous rend joyeux, mais il nous donne aussi une certaine responsabilité. Être élu meilleur espoir de Guinée veut dire que nous avons du pain sur la planche. Il va falloir qu’on bosse encore plus parce que des gens ont voté pour nous, il va donc falloir qu’on leurs rendent la monnaie de leurs pièces.
  • - Quel est le rapport qui existe entre vous et les artistes qui évoluent dans le même milieu ?

  • Soul Dag’One : Les artistes sont sympas, ils sont cool, nous avons des rapports de fraternité avant tout. Nous sommes des frères du ghetto : nous faisons les même prières, nous essuyons la même sueur et mangeons le même pain. On fait la même musique à la différence que chacun a son style.
  • - Peut-on connaître les raison de votre voyage hors de Guinée et ce qu’il vous a apporté ?

  • Soul Dag’One : C’est vrai qu’on a fait un tour au Burkina, au Mali, au Ghana et au Sénégal. On est revenu avec Takana Zion. C’était pour un atelier de musique, découvrir d’autres périphériques musicales et essayer d’assembler notre style Guinéen à celui des autres parce que c’est la même vibes. L’Afrique est un bloc, c’est une pierre. Là-bas, nous avons fréquenté des grands qui ont fait le tour du monde, nous sommes montés sur même podium que des artistes qui sont reconnus mondialement, on a partagé le même micro et le même atelier de musique. Cela nous a grandi. Nous avons entre autre travailler avec Manjul, Tiken Jah Fakoly, ainsi que pleins d’artistes Jamaïcains, français et Anglais qui ne sont pas connu ici. La Guinée est un pays qui aime la musique, mais ici tout est fermé, il n’y a pas de périphéries, on écoute pas de la musique ici, mais on écoute que ce qu’on nous donne.
  • - Quel est votre regard par rapport à la musique guinéenne ?

  • Soul Dag’One : Mon regard envers la musique guinéenne est un regard positif plein de joies et de couleurs. Mais je sais une chose : actuellement en Guinée, avec la conjoncture, rien ne peut aller, nous ne pouvons rien faire sauf s’inspirer, travailler, faire du bon travail, s’entendre pour instaurer la paix, l’amour et l’harmonie entre nous et que chacun assume sa part de responsabilité à fond. Il ya des talents ici, de bon artistes, il y a même des anciens qui chantent tellement bien qu’on ne les reconnaît pas. Il faut donc qu’il y ait une structure pour ces musiciens. Il faut que cette structure vive la musique Guinéenne. On a pas besoin d’argent mais de l’attention. Il faut nous soutenir car nous sommes des guerriers sans armes, notre seule arme est notre musique.
  • - Quel est votre message pour tous ces jeunes qui veulent devenir comme vous ?

  • Soul Dag’One : Pour devenir comme Banlieuz’Art, il faut d’abord respecter ses parents, aller à l’école afin de leur prouver que la musique n’est pas une délinquance juvénile mais que c’est une issue de sortie aussi bonne que devenir un bureaucrate. Il faut donner le meilleur de soi même, il faut donner de l’amour à ce qu’on fait, car nous sommes fait par amour et pour amour. Reste toi-même et fait bien ton bouleau et tu deviendras comme Banlieuz’Art.
  • - Quel est votre message de fin ?

  • Nous souhaitons que la Guinée soit comme tous les autres pays, qu’on ne soit plus obligé d’aller enregistrer chez les autres, qu’on ne soit plus obligé d’aller étudier aux Etats-Unis pour avoir des diplômes ou des voitures. Il faut rester ici. Il faut que ce gouvernement sache que le futur de ce pays, c’est bien cette jeune génération. Nous avons la beauté, la couleur, alors exploitons cela. Big up à la banlieue !
  • Pour plus d’info, rendez vous sur :
    www.myspace.com/banlieuzart224
    www.agakpe.com/banlieuzart

    écrit par Amadou Barry
    Tél. : (+224) 64.75.33.58
    Email : baryamad@yahoo.fr

    1 commentaire

    1. banlieuz’art sont des stars qi m’inspir vraimen leurs music leurs talen dpase la fiction marcus and soul dag’one we are together for ever!!!

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