Le Faso dans l’élan du cinquantenaire.

Beaucoup de réalisations sont prévues dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de notre pays que la ville de Bobo-Dioulasso va abriter le 11 décembre. A trois semaines de cet événement historique, le Premier ministre Tertius Zongo, accompagné d’autres membres du gouvernement, a effectué hier jeudi 18 novembre 2010 une visite de ces chantiers. Le bâtiment administratif, le marché des fruits et légumes, l’aéroport international de Bobo-Dioulasso, les villas présidentielles, le monument du cinquantenaire, le palais de la culture, la cité des forces vives sont entre autres chantiers visités par le Premier ministre Tertius Zongo. En effet, cette série de visites a d’abord commencé par le bâtiment administratif dont le taux d’exécution avoisine les 90%. Il ne reste que la peinture (extérieur) du joyau, la fixation des sanitaires et le pavage intérieur. Quant au marché des fruits et légumes, le taux d’exécution est de 85%. Là-bas, les ouvriers s’attèlent à finir les chambres froides, seuls travaux restants. La réalisation de cette infrastructure a coûté 1,5 milliards F CFA. S’agissant des travaux de l’aéroport, on note la tour de contrôle, la salle d’accueil, le salon d’honneur. Il faut souligner que les travaux de la tour ne sont pas inscrits dans le cadre du cinquantenaire. La salle d’attente, et le salon d’honneur sont totalement prêts et opérationnels. Sur le chantier des villas présidentielles, les travaux sont au stade de finition. Pour ce qui est du monument du cinquantenaire, est bien malin qui pourra dire que cet édifice sera prêt avant le 11 décembre. Certes, les 60 silures symbolisant la ville de Sya sont installés. De même que la confection des deux « étalons », mais ils ne sont pas encore fixés. Selon le Premier ministre Tertius Zongo, la grande inquiétude se situe au niveau du palais de la culture. Il est loin d’être prêt pour abriter les soirées culturelles de la Semaine nationale de la culture (SNC). Les organisateurs se contenteront donc du théâtre de l’amitié et du centre culturel français Henry Matisse pour les compétitions de danse, de théâtre, de musique et autres. Beaucoup reste à faire sur ce chantier. Si Tertius Zongo avait demandé au moins 400 villas à sa dernière visite de la cité des forces vives parce que convaincu que les 2 000 ne pourront être disponibles, celui-ci a encore revu à la baisse ce chiffre à 300 villas. En réalité, ce serait un miracle que les villas des forces vives finissent en temps voulu. Certes, certaines sont finies, et d’autres en finition. C’est le cas des villas (il y en a deux) de Mamou Doukouré que les membres du gouvernement ont pu visiter. Elles sont bien meublées et prêtes à recevoir les invités. En outre, celles construites par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) sont également au stade de finition. En fait, au lieu des villas de type F4 recommandé, certaines personnes, selon le gouverneur de la région des Hauts-Bassins ont voulu voir gros. « Malgré certains avantages tels que le permis urbain d’habiter (PUH), les crédits complémentaires, il y a certains attributaires qui n’ont pas honoré les exigences. Ils ont changé d’avis pour construire des duplex. Or manifestement, même en un an ils ne pourront pas les terminer », a expliqué le gouverneur. Avant de rassurer qu’ils enregistreront de bons résultats pour ce qui est des villas type F4. D’ailleurs, à ce jour, 288 villas sont en finition. Parmi ces travaux, il y a ceux du bitumage des voies dont deux sont sous la responsabilité de la mairie de Bobo. Tout comme d’autres chantiers, ceux-ci ont été confiés à l’entreprise Oumarou Kanazoé. Et le maire de dire qu’ils l’ont rassuré sur la finition des voies d’ici la fin de ce mois de novembre. A la question de savoir ce qui sera fait dans le cas contraire, Salia Sanou dira que « Nous avons signé un contrat et ils doivent nous livrer avant le 11 décembre, faute de quoi, une sanction pourrait en suivre ». Au terme de cette visite, le Premier ministre a encouragé les équipes présentes sur le terrain, les entreprises, les promoteurs, parce que dit-il, « A chaque visite, nous constatons qu’il y a une certaine évolution. Naturellement, à la date d’aujourd’hui (18 novembre 2010, ndrl), pour ce qui concerne les chantiers financés par l’Etat, les choses avancent considérablement ». Le Premier ministre dira ensuite qu’ils vont faire avec les difficultés. Pour lui, ce qui urge et à quoi il faut vite chercher des solutions palliatives, c’est la cité des forces vives. « Nous devons anticiper les choses à ce niveau pour avoir au moins 300 villas », a souhaité le chef du gouvernement. Néanmoins, pour le Premier ministre, il y a un motif de satisfaction. « Nous sommes sereins et je peux dire aux uns et aux autres que tout se passera normalement », a-t-il conclu.

source: lefaso.net

Yao Ferera

yferera@afrique.fr

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