BURUNDI: STEVEN SOGO.“ NDAJE”, LE RETOUR DE L’AMBASSADEUR.

Steven Sogo de retour du Royaume Uni. Photo: © Adolphe B.

 

Très peu d’artistes parviennent à faire le bis après un méga succès. Nombreux sont ceux qui se perdent en chemin après juste un hit qui cartonne. Sogo fait partie des premiers. Après le méga succès de son album «Il est beau mon pays», Steven Sogo nous revient avec son nouvel album «Ndaje» qui cartonne déjà à distance de trois mois seulement de son lancement officiel. A la clôture d’une longue tournée au Royaume Uni, Sogo nous revient encore une fois, comme l’indique d’ailleurs le titre de son nouvel album («Ndaje» signifie j’arrive en français). Nous avons rencontré pour vous Sogo, l’ambassadeur ( http://womad.org/artists/steven-sogo/ ) de la musique et de la culture burundaises.

Le «Sogo Sound» c’est aussi de l’ "ikembe", instrument traditionnel burundais. Photo: © Adolphe B.

 Adolphe B.: Comment s’est déroulé votre séjour au Royaume Uni? Qu’ avez vous réalisé là-bas pendant un mois?

Steven Sogo: Mon séjour s’est bien passé au Royaume uni comme je l’espérais et j’ai effectué une tournée des concerts dans des salles, une formation au Real world studio de Peter Gabriel qui abrite le bureau du grand festival Womad, deux festivals («Africa oye»et «Liangolen festival») et des ateliers dans deux écoles secondaires et quatre primaires. 

Adolphe B.: Quel est votre sentiment après avoir participé à un grand festival comme le «womad» qui accueille les grands artistes au monde?

Steven Sogo: Cette année je n’ai pas participé au «Womad festival», mais l’année passée j’ai éprouvé une grande satisfaction quand je jouais sur le deuxième grand podium et c’était moi qui clôturais. Satisfait d’avoir pu pénétrer dans le réseau des grands musiciens du monde.

Adolphe B.: Comment avez-vous pu participer à un grand festival comme le «womad»? ça n’a pas été difficile pour artiste en provenance du Burundi peu connu?

Steven Sogo: Participer au festival «womad», il faut absolument avoir un manager qui est bien branché pour te proposer ou une agence ou un éditeur et avoir une bonne musique, c’est tout.

 

Steven Sogo auteur compositeur mais aussi bassiste de talent (tout comme son idole Richard Bona). Photo: © Adolphe B.

 Adolphe B.:Y retournerez vous l’année prochaine?

Steven Sogo: L’année prochaine, je ne sais pas encore, peut être dans d’autres pays. J’attends le travail de mon manager.

Adolphe B.:Comment les anglais ont ils accueilli votre musique cette deuxième fois?

Steven Sogo: Les anglais ont bien accueilli ma musique, ils ont vraiment apprécié mes concerts et ils ont été positivement surpris par mes textes engagés notamment dans « Save the children» un morceau qui a cartonné lors de la tournée.

«Save the children» tiré de l’album «Ndaje» par Steven Sogo:

save the children

Adolphe B.: Et la diaspora burundaise a-t-elle répondu massivement?

Steven Sogo: J’ai rencontré seulement les burundais à Otley à quelques kilomètres de Manchester et à Londres. Quatre à Otley et une dizaine à Londres! Ils vivent séparément très loin des autres ,c’est comme ça les grands pays, sinon partout où je passais il y avait toujours les africains qui venaient assister aux concerts étant fiers de notre travail.


Adolphe B.: Etes vous satisfait de cette tournée? A près avoir représenté le Burundi à un si haut niveau, que souhaite de plus Steven Sogo?

Steven Sogo: Je suis toujours satisfait de là où je suis arrivé jusqu’à présent, mais je voudrais grandir encore plus étant donné que je viens à peine de commencer les tournées sur le plan international.

 

Steven Sogo et son groupe «Hope street band Inkinzo». Photo: © Adolphe B.

 

Adolphe B.: Question polémique. Est ce normal qu’un grand artiste comme Steven Sogo n’ait pas été nominé à l’«East African Music Award” qui se tiendra à Nairobi ce 20 Août ? Aviez vous envoyé votre musique? Qu’en pensez vous?

Steven Sogo: C’est normal. Ça dépend de ce que ce festival signifie. En ce qui me concerne, je ne savais pas qu’il y avait un festival qui se préparait avant mon départ en tournée, et donc je n’ai pas envoyé ma musique et je n’ai aucune autre opinion là-dessus.

 Adolphe B.: Qu’en est il des ventes de votre nouvel album “Ndaje” à distance de quelques mois de sa sortie?

Steven Sogo: En tournée, j’ai vendu peu, juste une centaine. Peut être la crise économique qui est partout ou le prix du CD qui était à 10GBP, mais sinon je continue à vendre à la maison. J’ai envoyé aussi quelques CDs en France. Peut être si je trouve une maison de distribution en Europe, ça ira mieux.

 

Quand Sogo est sur place tout bouge surtout les enfants! Photo: © Adolphe B.

 

Adolphe B.: Votre prochain pas?

Steven Sogo: Mon prochain pas, eh bien c’est le tour des clips vidéos maintenant. Je vais commencer par «Akabanga», puis «Save the children» pour le nouvel album «Ndaje» et le reste je le ferai au fur et à mesure que le temps me le permettra.

«Akabanga» tiré de l’album «Ndaje» par Steven Sogo:

akabanga

Adolphe B.: A quand un «Kora» pour Steven Sogo? Vous y pensez déjà?

Steven Sogo: Bien sûr que j’y pense, c’est un des rêves de tous les musiciens africains qui émergent en ce temps, j’aimerais me renseigner sur quel réseau ça se passe pour m’inscrire.

Adolphe B.: Merci pour l’entretien et bon retour au pays.

Steven Sogo: Merci bien.

Propos recueillis par Adolphe BIREHANISENGE.

 

«Ndaje» tiré de l’album «Ndaje» par Steven Sogo:

Ndaje

 L’album «Ndaje» de Steven Sogo c’est aussi sur :

www.myspace.com/stevensogo.

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2 Commentaires

  1. Vive le Burundi…

  2. Sixte Vigny Nimuraba mars 26, 2012 at 1:28 · Répondre

    Courage! Tera imbere!

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