Benin: IDEE un institut aux visions panafricaines.

Vu de la façade de  l'institut Idee  on remarque à l'entrée les deux sculpteurs Exogéneïté et Endogenéïté et une vue globale de la court/Fo-Mê
Vu de la façade de l’institut IDEE, à l’entrée les deux sculpteurs Exogéneïté et Endogenéïté et une vue globale de la court/ Photo: Fo-Mê

«Un peuple sans histoire est un peuple sans âme», certaines populations d’Afrique ne voulant pas s’inscrire dans la logique de ce proverbe travaillent et continuent de travailler pour laisser des vestiges historiques aux générations futures. Au Bénin un institut du nom de IDEE entendre par là Institut de Développement et d’Echanges Endogènes, œuvre à populariser  et à rendre pérenne les connaissances historiques du Benin mais également de toute l’Afrique en diffusant régulièrement des connaissances aux bases sociologique et historique aux populations du Bénin mais également de part le monde.

>Par Videha Kodjo Séname (Fo-Mê)

Situé juste à l’entrée de la ville de Ouidah l’Institut fait office d’Université mais pas au sens classique tu terme. Ici on organise régulièrement ce qu’on peu appelé des ‘Universités d’été’ occasion des échanges et de grands partages, des visites y sont également  programmées par les Universités Africaines.

A l’entrée de l’Institut deux immenses sculptures du plasticien Togolais Paul Ahyi d’à peu près trois mètres de haut, représentant l’Endogeneïté et l’Exogeneïté se dressent tel deux génies farceurs, vous laissant la liberté de choisir vous même le chemin à emprunter.

Dans la court, au milieu du jardin encore des immenses sculptures du plasticien Togolais, puis à droite deux immeubles à trois niveaux avec des sculptures murales de Ahyi, à droite encore une immeuble à trois niveaux avec au rez de chaussé une grande salle en guise d’amphi puis une grande court de rassemblement entourée par trois immeubles de trois à quatre niveaux.

Fresque murale de Paul ahyi avec le signe Fa Lossowogbé/Photo Afrique.fr

Fresque murale de Paul ahyi à IDEE, avec le signe Fa Lossowogbé/Photo: Fo-mê

Le professeur Honorat Aguessi est la tête pensante qui a initiée ce projet, premier Africain agrégé en Sociologie sur le continent, il est une véritable mine d’informations ; infatigable chercheur, il reçoit fréquemment des invités de part le monde. Ses connaissances en panafricanisme, en sociologie et exotérisme Africain dont le Fa  (pratique divinatoire très répandu sur toute la côte Ouest Africain) entres autres sont inouïs et c’est de bon gré qu’on peu voir sur toutes la court de l’Institut ces énormes sculptures du plasticien Togolais  représentant des anecdotes ancestrales, toujours accompagné de symboles issus de la géomancie Africaine comme cette sculpture murale avec le signe Fa Losowogbé qui peut être expliquer en ces termes «quel que soit l’entreprise ,vous rencontrerez toujours des difficultés, mais sachez minimisez les conséquences de ces difficultés», nous explique le sage et d’ajouter « Les difficultés pour la préparation de la farine de maïs, n’enlève pas les bienfaits de la pâte ».

A IDEE les pères du panafricanisme tel que William Dubois, Marcus Garvey, Kwame N’krumah sont constamment célébrés , dans le grand amphi on peu remarquer des représentations des icônes qui ont marqués positivement l’histoire du continent Africain comme le Nigérian  Ken Sara Wiwa, fondateur du Mosop, martyre des minorités opprimées , le Malien Cheick Modibo Keita fervent défenseur de l’unité Africaine le Burkinabé Thomas Sankara, pour sa révolution positive et ses prises de position concernant l’annulation de la dette aux pays Africains entres autres.

Un guide montrant les fesques sur un mur de Zomati/Photo:Afrique.fr

Un guide montrant les fresques sur un mur de Zomati/Photo:Fo-mê

Un autre site appelé Zomati (le feu ne s’éteindra jamais) , initié par IDEE est érigé au Sud-est de Ouidah, un peu avant la plage , elle relate la douloureuse histoire de l’esclavage et la longue lutte des peuples Africains contre ce commerce honteux qui à durée quatre cent ans. Les murs de Zomati sont bien recouvert de représentations retraçant l’histoire de l’esclave ; de la collecte jusqu’à l’embarcation des noirs dans les bateaux négriers puis l’évolution des faits une fois en Amérique. Dans la lutte pour la cessation de ce crime contre l’humanité des noms émergent comme Walter Rodney , Tovalou Quenu, Victor Schœlcher entres autres …

Dans la court de ce haut lieu de la mémoire noire trône majestueusement l’arbre caïman, ce même arbre qui a été le symbole exotérique du soulèvement des esclaves noirs en Haïti mené par un certain Toussaint Louverture..

Le professeur Aguessi au milieu de ses invités/ Photo: Arctivism18

Le professeur Aguessi au milieu de ses invités/ Photo: Arctivism18

Contact IDEE:

Site web: www.idee.dj.refer.org

ideebe@yahoo.fr / contact@ideebenin.org

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